La triologie de l’Épervier bleu.

L'origine de ces trois albums

Ah, Bonjour à tous ! Encore une petite anecdote !

Ici, c’est mon fiston, Nicolas, qui m’a proposé le sujet et je dois dire qu’il a eu une très bonne idée, car je ne savais que trop écrire… Oui, ça arrive…

“Tu devrais parler de tes 3 albums dont le 3e n’est pas encore terminé car que tu fais une trilogie, ce qui est très rare dans les aventures de Natacha. Il y a bien eu “Les machines incertaines” et “Instantanées pour Caltech” avec Jidéhem et Borgers… c’est déjà rare que deux aventures se suivent, mais ici, c’est trois épisodes” ! Me dit-il.

“L’épervier bleu”, “Sur les traces de l’Épervier bleu” et le 3e, et fin de cette longue aventure, “Chanson d’avril”.

“Tu devrais parler de toute cette idée. Cette histoire ; ce scénario dois-je dire ; a été écrite et dessinée par mon vieil ami Sirius vers 1948-49 pour ce formidable personnage-aventurier, Éric, surnommé l’”Épervier bleu”, pour le journal Spirou.

 

J’ai gardé ce surnom pour le premier de mes deux derniers épisodes en date, l’épervier bleu. Le nom du petit bateau dans lequel les grands-parents de Natacha et Walter naviguaient…

… Comment ai-je eu l’idée de cette reprise d’une vieille histoire formidablement écrite et dessinée par l’ami Sirius ?

À l’époque, dans les années 1950, les épisodes de l’”Épervier bleu”, très “aventures”, très “Indiana Jones” avant la lettre, marquèrent énormément de dessinateurs et scénaristes actuels.

Par exemple, Greg Hermann, Dany et bien d’autres, dont moi-même. C’est le côté “aventure pour l’aventure” qui en séduisit des tas. Le côté feuilleton (Jack London, Mark Twain, Jules Verne), genre difficile à mener, était formidable et rythmé.  Genre actuellement sous représenté dans la BD.

J’en parlais à Sirius, chez lui, en Espagne, à Javea, en compagnie de Maurice Tillieux et lui exprimait toute mon admiration pour son 3e épisode d’Eric, l’Épervier bleu quand j’étais petit, dont le titre était l”’Ile aux Perles”.

Cette aventure, l’“Ile aux perles” avec Éric et son ami Larsen, faisait rêver. Chaque semaine, nous attendions la suite avec impatience.

Elle marqua des générations de futurs dessinateurs de BD. Donc, dans les années 1970, en visite chez lui, dans le feu d’une conversation de fin de repas, je lui fit part de mon admiration pour ce livre.

À l’époque, j’eu le culot de dire à Sirius : “Max, l”’Ile aux Perles”, c’est moi qui aurait dû le dessiner tellement j’adorais cet épisode avec Natacha et Walter”.

Et Max (diminutif de son prénom, Maximilien Mayeu) me répliqua en riant : “Eh bien François adapte la avec tes personnages et prends dedans les passages que tu veux” !

Complètement ahuri, je réponds à Max que c’est tout ou rien et je tiens à répéter son scénario. Natacha aura le rôle d’Éric et Walter celui de Larsen, ils se complètent très bien !

Je ne me rendais pas compte que l’épisode principal faisait 100 pages… Dans quelle histoire je m’engageais !!!

Je m’aperçus qu’il fallait deux albums au moins pour réaliser cette histoire… et même un de plus tellement celui-ci est dense.

Donc trois albums, quel travail ! Croyez moi… Mais voilà, ce boulot me prit des mois, des années même.

Mais je me suis beaucoup amusé à réaliser cette magnifique aventure écrite par Sirius, qui, je le sais, sa fille Yvonne me fit savoir que son papa aurait aimé mon adaptation de l’”Ile aux Perles” en 3 tomes. Quel plaisir pour moi. Je n’aurais pas voulu louper quoi que ce soit dans ce bon scénario.

Quelques dessins et images